Société Archéologique  du Midi de la France
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SÉANCE DU 19 NOVEMBRE 2019

Séance privée
separateur

Communication courte de Philippe Gardes : « Léon Joulin et la question du rempart de Vieille-Toulouse : une recherche réhabilitée ».

Le site de Vieille-Toulouse apparait comme une des agglomérations gauloises les plus importantes du sud de la France. Pourtant, il a longtemps souffert d’un certain dénigrement surtout après la thèse de M. Labrousse qui n’y voyait « que des cabanes ou des huttes plus ou moins serrées en villages ». Il ne pouvait donc s’agir de la Toulouse gauloise. Ce point de vue a prévalu jusqu’au milieu des années 2000. Grâce à de nouvelles recherches et à la réévaluation des données de fouilles anciennes, le rôle politique, économique et religieux du site a été reconsidéré récemment. Les éléments d’une fortification sont même apparus à l’occasion de diagnostics, depuis les années 2000.

Malgré tout, nous pensions, comme Michel Labrousse, que le site se limitait au plateau de La Planho. Or, en 2019, une découverte inattendue est venue balayer nos certitudes sur la géométrie de l’agglomération… Celle-ci nous permet de renouer avec la contribution, quelque peu oubliée, d’un grand archéologue toulousain : Léon Joulin.

Communication courte de Catherine Viers : « Le château d’Ornézan dans le Gers ».

Le château d’Ornézan par son volume et son organisation répond au type des châteaux Gascons, de la fin du XIIIe siècle ou du début du siècle suivant. Vaste bâtisse rectangulaire défendue par un chemin de ronde crénelé intégralement conservé, il est flanqué d’une tour carrée à une extrémité et intègre une grande tour maîtresse de l’autre. Le corps de logis s’organise sur deux niveaux : un rez-de-chaussée à caractère défensif, éclairé par d’étroits jours et ouvert d’un portail en ogive, et un premier niveau où se trouve l’aula. Au XVe siècle, on y aménage un plancher intermédiaire pour créer un étage supplémentaire où se répartissent vraisemblablement des chambres. De part et d’autre les tours dominent le corps central d’un étage auquel il faut restituer au moins un niveau supplémentaire. La magnificence de la demeure est illustrée par les sculptures des chapiteaux des piliers du rez-de-chaussée, par les croisées d’ogives de la salle du premier niveau de la tour intégrée et sur deux niveaux dans la petite tour, supportées par des culots sculptés de visages ou d’animaux. Si la tour intégrée communique directement avec le corps de logis, la tour flanquée a un fonctionnement autonome et indépendant du reste de l’édifice : rez-de-chaussée aveugle, accès par une porte en hauteur munie d’un escalier en bois escamotable, circulations intramurales, relayées aux étages supérieurs par un escalier en vis dans une tourelle d’angle. Le système des circulations traduit un parcours codifié du public vers le privé depuis la grande salle du rez-de-chaussée, jusqu’à l’aula et aux étages des tours.

 


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