Société Archéologique  du Midi de la France
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Séance du 21 mai 2024

separateur

Communication courte de Coralie Machabert : Sur les traces (in)visibles de la statuaire publique à Toulouse au milieu du XXe siècle : Le projet de Monument à Raymond IV, Comte de Toulouse par Carlo Sarrabezolles (partie 1).

En 1940, Carlo Sarrabezolles (1888-1971), alors replié dans sa ville natale, Toulouse, reçoit une commande de l’État pour une statue de plein air. Le sculpteur saisit l’opportunité de pouvoir enfin témoigner sa reconnaissance à la cité qui l’a formé et, pour l’honorer, imagine d’abord une allégorie du Génie de Toulouse magnifiant ses richesses artistiques.
Parallèlement, l’artiste poursuit son rêve d’ériger, parmi les monuments phares de la ville, une œuvre sculpturale et architecturale, synthèse de l’histoire occitane. Ainsi, le projet prend une nouvelle ampleur et évolue en un ambitieux monument à La gloire du comte Raymond IV et du Languedoc composé d’une statue équestre du Comte de Toulouse trônant héroïquement sur un colossal piédestal historié.
Les maquettes et archives témoignent du dense et riche travail de recherches, iconographiques et plastiques, effectué par le sculpteur. L’avant-projet, pleinement ancré dans la tradition, emprunte à l’art médiéval tout en s’inscrivant dans une approche figurative de son temps.

Communication courte de Louis Peyrusse, Une Marianne toulousaine en 1873.
En 1873 paraît à l’imprimerie lithographique Salettes (où Louis Bordieu a publié toutes ses estampes et son livre Les Litanies de la très Sainte Vierge en 1868) une figure de la République universelle, en déphasage avec l’Ordre moral et les représentations tolérées et très sages de Marianne, brillamment analysées par Maurice Agulhon. Comment cette Marianne, qui foule aux pieds les emblèmes de la royauté, s’articule-t-elle avec la carrière de l’artiste, infatigable décorateur d’églises et créateur de vitraux ? De quoi s’interroger sur le danger des catégories hâtives...

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