Société Archéologique  du Midi de la France
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Séance du 4 juin 2024

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Communication longue de Jules Masson Mourey, Les graffitis navals de la chapelle du Saint-Sépulcre à Peyrolles (Bouches-du-Rhône).
La chapelle du Saint-Sépulcre, à Peyrolles-en-Provence (Bouches-du-Rhône), est un petit chef-d’œuvre d’architecture romane. Les peintures murales des XIIe et XIIIe siècles qui couvrent ses murs, à l’intérieur, sont elles-mêmes recoupées par un intéressant ensemble de graffitis, encore inédit. Paires de ciseaux, marelles, patronymes, dates et... bateaux, composent le corpus. Probablement, ces images de caraques, incisées à la pointe du couteau, remontent-elles à la fin du Moyen Âge, et doivent-elles être interprétées comme des ex-voto. Elles complètent utilement l’inventaire, déjà bien fourni, des graffitis navals (à vocation religieuse ou non) que compte la Provence, depuis l’Antiquité jusqu’à l’Époque contemporaine.

Communication courte de Louis Peyrusse, Une Marianne toulousaine en 1873.
En 1873 paraît à l’imprimerie lithographique Salettes (où Louis Bordieu a publié toutes ses estampes et son livre Les Litanies de la très Sainte Vierge en 1868) une figure de la République universelle, en déphasage avec l’Ordre moral et les représentations tolérées et très sages de Marianne, brillamment analysées par Maurice Agulhon. Comment cette Marianne, qui foule aux pieds les emblèmes de la royauté, s’articule-t-elle avec la carrière de l’artiste, infatigable décorateur d’églises et créateur de vitraux ? De quoi s’interroger sur le danger des catégories hâtives...

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