En 1841, Guglielmo Libri, spécialiste renommé des livres anciens et des imprimés, est nommé inspecteur général des bibliothèques, et visite dans ce cadre la bibliothèque de Toulouse. Il rédige alors un catalogue des manuscrits des bibliothèques publiques de la ville, document inconnu de l’histoire locale et désormais conservé à la BnF, signalé par Delisle en 1888. Seul problème, Guglielmo Libri n’est pas seulement un honorable spécialiste, il est aussi, comme on le découvre plus tard, un voleur compulsif de livres précieux et d’autographes, découpeur professionnel de cahiers, artiste de la fausse provenance et des ex-libris inventés, brouilleur de pistes, acheteur et surtout vendeur qui fait fortune en revendant à prix d’or des livres dérobés dans les collections publiques. Quelles sont les traces de son passage à Toulouse ?

