Séance du 14 octobre 2025

Communication longue de Pascal Capus, La villa de Chiragan et la sculpture idéale : point sur les recherches et problématiques d’une collection hors du commun.

Près de 500 sculptures et fragments mis au jour dans la villa sont conservés au Musée Saint-Raymond. Le spectaculaire ensemble des portraits est désormais étudié et publié dans sa quasi-intégralité par J.-C. Balty, D. Cazes et E. Rosso, dans le cadre d’une collection qui fait autorité. Aussi nous concentrerons-nous, dans le cadre de notre intervention, sur la statuaire dite idéale qui comprend à la fois des copies d’œuvres grecques célèbres (opera nobilia) et des créations romaines marquées par l’éclectisme. L’analyse des types statuaires présents dans les espaces résidentiels antiques permet d’interroger les intentions esthétiques et culturelles des commanditaires, notamment durant la période tardive de l’Antiquité. Sur ce sujet, Chiragan représente l’un des cas les plus passionnants et emblématiques dans le cadre de l’Empire romain. De nombreuses questions subsistent cependant quant à la réunion d’une telle quantité de thèmes et de formats dans une même résidence. De nouvelles collaborations scientifiques, entre plusieurs laboratoires de recherche et le musée Saint-Raymond, enrichies par les avancées récentes de l’archéologie, ouvrent cependant la voie à de nouvelles hypothèses.

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Présents: Mme Czerniak, Présidente, MM. Cabau, Directeur, Ahlsell de Toulza, Trésorier, Mmes Napoléone, Secrétaire générale, Machabert, Secrétaire adjointe ; Mmes Fournié, Ledru, MM. Balty, Catalo, Cazes, Garland, Garrigou Grandchamp, Mange, Péligry, Penent, Sournia, Surmonne, Testard, membres titulaires ; Mme Balty, MM. Capus, Depeyrot, Terrasson, membres correspondants.

Excusés : Mme Cazes, M. Peyrusse.

Invitée : Mme Clémentine Souchaud.

La Présidente ouvre la nouvelle année académique, puis notre Secrétaire générale donne lecture des courriers électroniques reçus durant l’été. Elle se réjouit de voir que la Société est sollicitée pour ses archives dans le cadre de recherches, en France comme à l’étranger, et émanant aussi bien d’étudiants que de membres de l’administration culturelle toulousaine. Ainsi avons-nous été contactés par R. Van Laere, travaillant à la confection d’une liste rétrospective des membres de l’Académie royale d’archéologie de Belgique, pour avoir des informations sur Augustin Malavit et Gustave Juillac-Vignoles, membres de notre Société au XIXe siècle. Ceux-ci étaient également membres correspondants étrangers de l’Académie belge. Concernant la demande de consultation de nos archives – préalablement aux travaux prévus sur la place de la Cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges -, Christian Péligry fait remarquer que les carnets de Bertrand Sapène sont aujourd’hui en cours de numérisation aux archives départementales de la Haute-Garonne, et cela, depuis un moment déjà. Il faudra donc s’informer auprès de cette administration pour récupérer nos archives dès que possible. La Secrétaire générale annonce également la parution aux PUF de la thèse de notre consœur Clémentine Stunault-Moncet, intitulée À table au Moyen Âge. Métiers de bouche, alimentation et politique à Toulouse (XIIe-XVIe siècle). Elle présente la nourriture consommée à Toulouse dans les derniers siècles du Moyen Âge, à travers ses enjeux économiques, sociaux et politiques.

La Présidente fait ensuite circuler le programme 2025/2026 de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse ainsi que le bulletin de souscription pour l’ouvrage codirigé par Michelle Fournié et Fernand Peloux : Saint Jacques, Toulouse et Charlemagne. Histoire, Légendes et reliques (Édicausse, 2025, 330 p. Prix de souscription : 22,00 €). Notre consœur précise qu’il s’agit des actes du colloque qui s’est tenu en novembre 2023.

Par ailleurs, deux nouveaux ouvrages entrent dans les collections de notre bibliothèque. En effet, notre Trésorier fait don d’un manuel d’architecture : Le Vignole de poche, ou mémorial des artistes, des propriétaires et des ouvriers, dessiné par Thierry fils et gravé par Hibon ; suivi d’un dictionnaire complet d’architecture civile, 1881 ; d’autre part, il a acquis, pour la Société, l’ouvrage d’Hélène Débax, Le cartulaire des Trencavel (Languedoc, XIe-XIIIe siècle), Paris, éditions du Comité des Travaux historiques et scientifiques, 2025, 768 p.

Parmi les informations diverses, notre Présidente signale que les inscriptions pour la prochaine journée foraine du 25 octobre sont closes. En effet, la jauge pour la visite du Musée Fenaille est limitée à 15 personnes. La présentation de l’exposition « Visages, L’art du portrait grec et romain dans les collections du Musée du Louvre » sera assurée par notre confrère Jean-Charles Balty. L’après-midi, la visite du Musée Soulages sera conduite par son conservateur.

Il est également rappelé à l’ensemble des membres que la commission du bicentenaire se réunira le mardi 21 octobre à 17h.

La Présidente propose ensuite à notre invitée du jour, Clémentine Souchaud, de se présenter à l’assemblée.

Clémentine Souchaud est actuellement en charge de la refonte du site internet de la Société Archéologique du Midi de la France. Elle est cheffe de projet du Laboratoire d’Excellence « Structurations des mondes sociaux » (LabEx SMS) à la Comue de Toulouse. Passionnée par l’histoire de l’art et l’archéologie, domaines dans lesquels elle a fait ses études et soutenu un Master en archéologie préhistorique puis un Master en histoire de l’art moderne, elle a ensuite été chargée de cours et chargée de recherches à l’université Toulouse Jean-Jaurès, puis coordinatrice d’un projet ERC (European Research Council) en histoire antique. Elle est aussi auto-entrepreneure et s’est spécialisée dans la création de sites internet pour des laboratoires de recherches, et aussi comme secrétaire de rédaction et chargée de communication de plusieurs revues scientifiques.

Virginie Czerniak interroge notre invitée sur le calendrier des travaux menés pour le site. Clémentine Souchaud indique avoir quasiment terminé la première phase concernant les pages de présentation : les comptes rendus de séances, les liens utiles, la page de contact. Elle précise que le site comporte de très nombreuses pages. Elle a conservé la même organisation, le but étant de moderniser le site et d’essayer de regrouper des pages lorsque cela est possible afin de fluidifier la lecture et faciliter l’accès aux informations. Chaque page doit faire l’objet d’une reprise, et le travail est donc important. Notre Présidente rappelle que notre site était en péril. En effet, sa gestion devenait totalement obsolète. Sans l’intervention d’un professionnel, nous aurions perdu l’ensemble des données. Elle remercie Clémentine Souchaud d’avoir accepté cette tâche. L’actualisation de notre site est aussi primordiale dans la perspective des festivités pour le bicentenaire de notre Société. Clémentine Souchaud présentera prochainement les résultats de la première phase de travail aux membres du Bureau.

            Enfin, avant d’écouter la communication du jour, la Présidente annonce la candidature au titre de membre correspondant de Béatrice Prieur. Bernard Sournia est chargé du rapport pour cette candidature, qui sera soumise au vote le 4 novembre.

            La parole est ensuite donnée à Pascal Capus pour une communication consacrée à La villa de Chiragan et la sculpture idéale : point sur les recherches et problématiques d’une collection hors du commun.

La Présidente remercie notre confrère, elle se dit impressionnée par le travail de restitution accompli par le Musée Saint-Raymond. Les associations de pièces présentées – celle du pied d’Hercule avec le morceau d’Hippolyte ainsi que celle d’un fragment de barbe et d’un médaillon – lui semblent pleinement convaincantes. La reconstitution de ces œuvres est très enthousiasmante. S’agissant de la belle tête féminine sur laquelle Pascal Capus s’est interrogé – en évoquant sa possible association à un médaillon et en la comparant aux œuvres conservées au musée d’Istamboul – Virginie Czerniak demande si le cou n’aurait pas pu être cassé ou coupé ? Pascal Capus explique que le cou est cassé, mais la base est visible et un ressaut se distingue indiquant la liaison avec une épaule. Le cou était donc court et ne se poursuivait pas, ajoute-t-il.

La Présidente trouve intéressante la mise en lumière de la pratique de la « miniaturisation » pour la sculpture en marbre alors que le travail en série était déjà connu, notamment à Pompéi pour la peinture murale et la mosaïque. Elle demande si les antiquisants ont tranché la question de la provenance de ces œuvres : s’agit-il d’ateliers d’Aphrodisias qui diffusaient dans le reste du monde romain leurs sculptures ou étaient-ce des ateliers locaux, autour de Chiragan, qui s’inspiraient des ateliers d’Aphrodisias ? Pascal Capus souligne l’intérêt de cette question ; la miniaturisation n’est pas spécifique aux ateliers orientaux et l’on connaît bien les petits formats, notamment animaliers, qui agrémentaient, par exemple, les jardins et les bassins de certaines demeures de Pompéi. Ces sculptures ont parfaitement pu être créés par quelque atelier de Rome. Cependant, il est primordial de souligner l’importance et la constance du travail du marbre de Göktepe (Turquie méridionale), depuis le début de notre ère et jusque durant l’Antiquité tardive, par des ateliers dont les origines et les techniques trahissent une origine orientale. Ces derniers sont, indéniablement, passés maître dans le domaine de la copie d’opera nobilia (chefs-d’œuvre de l’art grec classique comme de l’art hellénistique). Puis Pascal Capus mentionne l’étude de Sarah Beckmann, actuellement enseignante à l’Université de Los Angelès, qui, pour sa thèse soutenue en 2016, a travaillé dans les réserves. Toutefois, notre confrère ne souscrit pas pleinement à sa thèse, notamment car son travail à Toulouse ne lui a apparemment pas permis d’appréhender l’intégralité de la collection de fragments de Chiragan, ce qui a probablement faussé quelque peu sa vision sur ce mobilier. En effet, elle conclut qu’il faut remettre en question la simple esthétique des petites sculptures des villas romaines au profit de discussions érudites qui ont pu avoir lieu autour d’elles. Les spécialistes sont tout à fait d’accord sur ce point ; par contre elle différencie la production du Sud-Ouest, comme Chiragan, qu’elle considère plus politique et de grand format, de celle d’Espagne, qu’elle identifie comme de la miniaturisation avec une intention plus esthétique. Notre confrère remarque les limites d’interprétation induites par les lacunes d’études du mobilier. Il souligne la spécificité de Chiragan illustrée par la présence d’une très importante série de répliques de chefs-d’œuvre de l’Antiquité qui renvoie à une érudition, une culture du passé, classique, dans des périodes qui ont permis à la villa de se développer comme un centre culturel peut-être plus autonome. Ces miniaturisations sont, au moins pour tout un pan, des œuvres exportées, qui voyagent, poursuit Pascal Capus. À ce sujet il cite le texte d’Emmanuelle Rosso sur le IIIe siècle publié dans le dernier catalogue des portraits de Chiragan. L’historienne de l’art a notamment parlé de la manière dont certaines parties de portraits féminins étaient comme en « kit », c’est-à-dire que la partie basse de la coiffure était séparée du reste pour ne pas qu’elle se casse pendant le voyage. Une épave fouillée a permis de trouver cette preuve. 

La Présidente invite notre confrère à venir lors d’une prochaine séance présenter la suite des recherches sur la polychromie et sur les sites espagnols.

Daniel Cazes remarque que l’exposé présenté par Pascal Capus a montré l’immensité du problème de Chiragan. Lui-même a eu l’occasion d’observer et de manipuler ces sculptures longuement durant sa carrière. Cette expérience personnelle, visuelle et tactile, lui fait émettre des doutes quant à l’idée d’une unité stylistique qui recouvrirait tous les ensembles cités aujourd’hui. Ce doute est apparu très tôt, lors de la venue de Marianne Bergmann au Musée Saint-Raymond. Une minutieuse observation de ces morceaux a conduit Daniel Cazes à considérer qu’il existe des éléments très différents, provenant de divers ateliers. Aussi, il n’est pas convaincu par la prééminence des sculpteurs du Proche-Orient. Les sculptures de la péninsule Ibérique montrées durant la présentation donnent la même impression à notre confrère. Ces exemples lui font dire que tout ne pouvait pas provenir de cette zone orientale : ni les ateliers, ni les œuvres, ni les marbres. Il y avait d’autres sculpteurs tout autour de la Méditerranée, à commencer par Rome. Daniel Cazes évoque comme exemple la statuette d’Athéna d’après Crésilas qui a sa jumelle exacte – en dimensions, en technique, en draperie – aux Musées du Capitole, à Rome. Or, elle ne provient, selon lui, pas d’Orient. Daniel Cazes reste donc dubitatif sur la théorie « enveloppante » de Marianne Bergmann, qui a fait école jusqu’en Espagne ; il croit qu’une plus grande diversité existe, y compris à Chiragan. Il ajoute en ce sens : à Chiragan on a affaire à un domaine complexe qui a vécu au moins cinq siècles ; tout ne s’est donc pas constitué au même moment, il y a eu des arrivées multiples de sculptures, probablement par des voies très diverses, avec peut-être des réemplois de collections. En effet, les sculptures de petites dimensions sont des objets qui se transportent facilement et peuvent s’échanger entre collectionneurs.

Par ailleurs, Daniel Cazes se dit surpris par la carte présentée en début de communication, qui place Chiragan en Aquitaine, chez les Convènes. Il explique que selon la bibliographie la plus récente de Robert Sablayrolles sur les limites de la cité de Toulouse, Martres-Tolosane était bien en Narbonnaise. Concernant la carte projetée, intégrée au dernier moment afin de situer géographiquement la villa, Pascal Capus admet bien volontiers une erreur dans la carte sélectionnée en guise d’introduction. Il revient ensuite sur la potentielle unité de rattachement à des ateliers orientaux. Il précise qu’il n’est, en effet, absolument pas question de faire de toutes les sculptures de petit et moyen format des œuvres de l’Antiquité tardive. Il lui paraît évident, également, que l’on se fourvoierait en rattachant, systématiquement, tous les petits formats à des ateliers orientaux. Il remarque et confirme que, comme ailleurs dans les grands domaines de l’Empire qui ont livré de telles œuvres, comme aussi à Chiragan, toute une série d’exemplaires peut être datée du Haut-Empire (au moins à partir du début du IIe siècle après J.-C.). Les exemplaires issus des productions orientales de l’Antiquité tardive, sont ainsi venues, par conséquent, s’ajouter à ces statuettes, plus anciennes d’au moins deux cent ans, afin de former des collections marquées par l’éclectisme. Notre confrère prend pour exemple les sculptures de Tarragone montrées au cours de sa communication : il s’agit bien là d’œuvres exécutées durant le Haut-Empire et qui trouvent des parallèles, même si d’un format inférieur, à Chiragan. Il rappelle que c’est une tradition que d’accumuler ainsi les œuvres et renvoie, aux travaux de Marianne Bergmann qui, dans le cas des ateliers orientaux, a parlé de Kunstkreis, ou « cercle artistique », et à ceux de Léa Stirling qui a poursuivi sur ce thème dans son ouvrage sur les collectionneurs et ses articles sur le « collectionnisme » dans les villas de l’Antiquité romaine. Par ailleurs, le réemploi traduit peut-être un désir de renouer avec une période. Notre confrère réaffirme son propos : il ne fait aucunement de l’intégralité de Chiragan un ensemble tardif.

Pour illustrer la diversité des sculptures et des styles qu’il défend, Daniel Cazes signale que, si l’iconographie est similaire à Chiragan et à la villa dels Munts d’Altafulla (Catalogne), pour l’Esculape et l’Hygie, toutefois, l’atelier n’est pas le même, ce sont des sculptures totalement différentes. Cette question n’appelle aucune opposition de la part de l’intervenant, même si, le concernant, la différence provient davantage de l’échelle que du style.

Jean-Charles Balty félicite Pascal Capus. En effet, les réserves relatives à Chiragan forment un véritable « monde » et, de plus, la petite statuaire constitue un matériel ingrat. Si elle peut paraître secondaire, elle se trouve en réalité absolument partout. La difficulté est d’abord de faire l’inventaire systématique de toutes ces œuvres. Ce travail est heureusement presque achevé. Notre confrère appelle à la publication, dans la série sur les « Sculptures antiques de Chiragan » initiée avec Daniel Cazes (éditée par le Musée Saint-Raymond), d’un volume sur la petite statuaire. Tous les éléments sont réunis pour la réalisation d’un catalogue systématique. Jean-Charles Balty insiste sur le magnifique travail qui peut être produit autour de ces recherches.

Puis il exprime à son tour ses doutes sur les théories de Sarah Beckmann. Sa méthode consistant à assimiler Chiragan à toutes les villas du Sud-Ouest est erronée. Les villas du Sud-Ouest, comme celles d’Espagne, sont des établissements tardifs, alors qu’à Chiragan le corpus remonte au Haut-Empire : depuis les portraits de la famille d’Auguste et sans discontinuité du Ier jusqu’au IVe siècle de notre ère.  La grande statuaire présente à Chiragan, comme la réplique de l’Athéna de Myron, appartient à ce qui était dans la villa depuis le Ier ou le IIe siècle au plus tard. Ainsi, il y a presque deux siècles de décalage entre la grande statuaire de Chiragan – qui ne doit pas être attribuée aux ateliers d’Aphrodisias – et le matériel du IVe siècle, beaucoup plus tardif. Jean-Charles Balty rappelle que l’intérêt s’est souvent porté sur les œuvres principales, les plus spectaculaires, mais il se trouve des pièces tout aussi remarquables dans la petite statuaire. Ces œuvres, mesurant entre 70 et 80 cm de haut, ont généralement été négligées dans toutes les provinces de l’Empire. Des travaux récents se sont intéressés à ce type de séries, toutefois elles restent très peu étudiées. Il faut donc se réjouir des recherches effectuées par Pascal Capus, conclut Jean-Charles Balty.

Pierre Garrigou Grandchamp souhaite savoir si le corpus est publié ou s’il est encore en cours ? Pascal Capus répond que la publication, débutée en 2020, se poursuit et n’est pas terminée : la campagne photographique vient de s’achever et il s’occupe désormais de rédiger les notices des œuvres. Elles seront publiées sous forme numérique selon le choix opéré par le Musée Saint-Raymond. Le projet, sur le modèle du catalogue du Getty Museum, prend forme avec l’appui de Christelle Molinié, documentaliste et spécialiste de l’édition numérique.

Pierre Garrigou Grandchamp poursuit : la numérisation est-elle en 2D ou 3D ? Elle est en deux dimensions, répond Pascal Capus. Cependant, il est possible de faire pivoter l’œuvre sur l’écran grâce à l’association d’une série de 4 à 6 photographies. L’œuvre est ainsi visible sous tous les angles.

Jean-Charles Balty pose la question de la pérennité de ces supports. Des limites ont déjà été rencontrées lors du changement d’hébergeur, avoue Pascal Capus.Daniel Cazes félicite à nouveau Pascal Capus pour le travail d’inventaire et de photographie ainsi que pour la richesse de la documentation constituée. Il rejoint Jean-Charles Balty quant aux enjeux de conservation des documents numériques. Il note la pénurie d’archives graphiques et photographiques sur cette collection et son histoire. Ainsi, il est très difficile d’avoir des informations sur la manière dont se sont passées les fouilles qui remontent à 1826, ajoute-t-il. Il rappelle que les premières photographies de qualité sont dues à Jean Dieuzaide.

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