Société Archéologique  du Midi de la France
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Séance du 14 décembre

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Communication de Bruno Tollon et Fabien Delpu : Quand Pierre Assézat apparaît dans la correspondance de Charles IX

Communication de Jean Charles Balty : Elimberris/Augusta Ausciurum (Auch) la culture classique.

Pierre d’Assézat apparaît dans la correspondance de Charles IX
Sur des informations recueillies à Paris, le roi Charles IX charge son ambassadeur auprès du duc d’Albe à Bruxelles de procéder à l’arrestation de Pierre Assézat, le grand homme d’affaires toulousain. Il serait à Anvers, la grande place économique internationale pour utiliser son crédit au soutien financier des huguenots et du parti de Condé. Dans sa réponse au roi, le 24 janvier 1569, l’ambassadeur François de Rougier, baron de Ferrals, rend compte de ses démarches à Anvers dans le milieu des marchands-banquiers. Aucune trace de Pierre Assézat. En revanche son enquête n’a pas été vaine. Il a pu apprendre où se trouve caché Assézat, Il l’a échappé bel, mais pas pour longtemps …

Elimberris / Augusta Ausciorum et la culture littéraire classique
Quatre documents, dont trois connus de longue date mais jamais regroupés jusqu’ici, permettent d’envisager la place et la diffusion de la culture littéraire classique dans le chef-lieu des Auscii à l’époque impériale : ce sont une inscription funéraire métrique (CIL, XIII, 488) — « une des épitaphes les plus littéraires de toute la Gaule » (C. Jullian, 1920) —, un buste du “pseudo-Sénèque”, aujourd’hui conservé au Musée du Louvre, un hermès de Pindare, celui-ci apparemment inédit, au musée d’Auch, et le court poème qu’Ausone consacre à la mémoire d’un de ses maîtres, le rhéteur Staphylius, civis Auscius. On n’exclura pas qu’un lien plus précis ait existé entre ces témoignages à première vue isolés.

Présents : M. Peyrusse Président, MM. Ahlsell de Toulza, Trésorier, Péligry Bibliothécaire, Cabau, Secrétaire général, Mme Napoléone Secrétaire-Adjointe ; Mmes Bessis, Jaoul ; MM. Boudartchouk, Cazes, Garrigou-Grandchamp, Scellès, Surmonne, M. Suzzoni, Testard, Tollon, membres titulaires ; Mme Machabert ; membre correspondant.
Excusés : Mmes Balty, Cazes, Czerniak, Fournié, Rolland ; MM. Balty, Garland, Kerambloch, Sournia.

Louis Peyrusse remercie les membres d’être venus à cette séance malgré l’absence annoncée de notre confrère Jean-Charles Balty qui devait communiquer aujourd’hui.
Le Président propose de commencer cette séance par un devoir de mémoire envers notre confrère Christian Darles décédé en juin dernier et qui n’a pas eu encore d’éloge funèbre. Il passe la parole à Jean-Luc Boudartchouk qui a accepté de nous rendre compte des carrières de notre confrère défunt.

Notre collègue et ami Christian Darles, à l’issue d’une lutte courageuse contre la maladie, s’en est allé le 19 juin de cette année, à Saint-Girons. Ses cendres ont été dispersées en Ariège, au Col du Saraillé, le 14 juillet, au milieu des bois, ces bois peuplés de girolles qu’il affectionnait tant.
Né en 1949, il avait comme beaucoup de Toulousains effectué sa scolarité au Lycée Pierre de Fermat, puis avait choisi l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Toulouse où il se distingua par un parcours aussi durable que brillant. Devenu architecte DPLG en 1974, il y devint logiquement professeur et l’une des figures majeures de la recherche en architecture. Titulaire d’une thèse obtenue en 2008, il soutint une HDR en 2014 (son mémoire, portant sur ses recherches en Orient était intitulé « L’Antiquité dans le miroir de l’architecture ») ; ce fut la consécration d’un cursus académique qu’il avait mené de main de maître entre l’Orient lointain et le sud-ouest de la France.
Chercheur Associé à l’UMR Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés, TRACES 5608 (Équipe RHAdAMANTE et Pôle Afrique), Chercheur associé au Laboratoire de Recherches en Architecture de l’ENSA de Toulouse, membre de l’Académie d’architecture, il était également chevalier de l’Ordre National des Arts et des Lettres.
Enfin Christian était, de longue date, membre correspondant de notre Société
Aussi loin que remontent mes souvenirs d’archéologue, Christian Darles était là, présent et disponible sur tous les sujets, toutes les problématiques. Tout l’intéressait, tout le passionnait, et cette passion allait de pair avec celle de l’échange, de la discussion, et in fine de la convivialité. Sans revenir ici sur l’incroyable foisonnement de ses missions de chercheur à l’étranger, ni sur ses recherches passionnantes sur Saint-Lézer alias Castrum Bigorra dont il a été un des maîtres d’œuvre de la résurrection, nous rappellerons ici son investissement de plus de 40 ans sur Toulouse antique, depuis les années 1980, au gré de l’actualité de la recherche qu’il accompagnait et soutenait par ses connaissances encyclopédiques et son expérience cosmopolite. Les remparts de Toulouse, les monuments publics de la cité, tous les grands chantiers d’archéologie préventive ont bénéficié des lumières et des conseils de Christian, qui accueillait généreusement en ses locaux, peuplés de milliers de livres, de dessins et de crayons, toutes les équipes et tous les chercheurs.
Au sein de notre Société, il a présenté, toujours en équipe (car il ne concevait le travail qu’en équipe), plusieurs contributions importantes parmi lesquelles, en 2016, un article très documenté sur la porte nord de l’enceinte antique de Toulouse. Cette publication a permis de transmettre, consolider et mettre en perspective la documentation survivante de ce qu’il faut bien appeler l’un des nombreux drames de l’archéologie toulousaine. Plus récemment, Christian avait enrichi de ses belles et subtiles aquarelles l’exposition et le grand catalogue Wisigoths rois de Toulouse, véritables œuvres d’art créées toujours au plus près des équipes de chercheurs. Les travaux en cours et à venir continueront à se nourrir de ses acquis scientifiques, et ses amis et collègues se souviendront longtemps, en souriant, de l’homme du Midi qu’il fut, curieux autant que joyeux, affable autant que généreux.

L’assemblée respecte une minute de silence en sa mémoire.

Au titre des courriers reçus, un appel à dons nous a été adressé de la part d’Olivier Poisson pour la restauration de l’abbaye de Saint-Michel de Cuxa ; 2,5 millions d’Euros sont nécessaires à ce projet. Les travaux touchant le logis du grand sacristain, où vont être présentés les restes de la tribune, sont aujourd’hui achevés. D’autres seront entrepris sur les galeries nord et sud puis encore deux tranches sont prévues d’ici l’année 2023.
Nous avons enfin reçu un courrier du Maire de Toulouse daté du 29 novembre en réponse à notre demande de subvention, celle-ci a été votée lors de la séance du 22 octobre : 4000 euros nous ont été accordés. Nous remercions la ville de Toulouse.
Louis Peyrusse nous annonce ensuite que le Congrès archéologique du Gers se tiendra sur trois jours, du 22 au 27 juin sur un seul thème : Lieux de pouvoirs en Gascogne aux XIIIe et XIVe siècles.
Par ailleurs, Pierre Garrigou Grandchamp nous a fait suivre un courriel du Comité français d’histoire de l’art annonçant des soldes du fonds éditorial des publications du Comité historique de la ville de Paris. Certains de ces ouvrages pourraient bien nous intéresser, en particulier ceux que l’on ne trouve pas dans les bibliothèques toulousaines, comme le Dictionnaire par noms d’architectes des constructions élevées à Paris aux XIXe XXe siècles, période 1876-1899 de Dugast et Parizet et les ouvrages sur les Orfèvres de Mme Bimbenet-Privat qui sont la base des études sur l’orfèvrerie. Le Président désire s’entretenir avec notre bibliothécaire pour voir ce qu’il serait possible d’acquérir pour la Société.

Louis Peyrusse présente ensuite un ouvrage que notre confrère P. Garrigou Grandchamp offre à la bibliothèque de la Société :
- Angers. Formation de la ville. Évolution de l’habitat. Publication de l’Inventaire Général, Paris, 2016.

Nous procédons enfin à l’élection de Mme Sylvie Caucanas pour un poste de membre correspondant. Louis Peyrusse lit le rapport que lui a fait parvenir Michelle Fournier.

Sylvie Caucanas est élue membre de notre Société à l’unanimité.
Pour finir, Louis Peyrusse demande à Maurice Scellès de faire figurer sur notre site la date limite de rendu des travaux pour le concours. Maurice Scellès propose de préparer une affiche et de l’envoyer à tous les membres de façon à en assurer sa plus large diffusion.

Le Président donne ensuite la parole à Bruno Tollon pour une communication courte, Quand Pierre Assézat apparaît dans la correspondance diplomatique de Charles IX.
Il remercie notre confrère pour cette communication qui montre bien, selon lui, comment sept ans après le coup de force protestant, Assézat continue de cristalliser les haines au point de vouloir le « prendre et l’arrêter », suivant des méthodes douteuses. C’est un document très intéressant, poursuit-il, car il y a peu de meneurs protestants que l’on poursuit et cet écrit témoigne de l’importance du personnage. Il était propriétaire d’un très grand hôtel à Toulouse dans lequel il a finalement très peu vécu ; c’est donc son épouse qui l’a surtout habité. Il est surprenant, ajoute-t-il, de voir comment le système d’exécution de l’époque fonctionne. En effet, répond Bruno Tollon, c’est une époque où la violence a beaucoup d’importance.

Louis Peyrusse donne ensuite la parole à Jean-Luc Boudartchouk pour une communication courte : Nouvelles données textuelles et archéologiques sur le site du Mont Saint-Cirq, (commune de Cahors).
Le Président remercie notre confrère pour cette exploration, les dessins de Rouméjoux sont des découvertes importantes. En effet, poursuit-il, l’enceinte était connue mais la réapparition de ce matériel de fouille est spectaculaire. Ce n’est malheureusement qu’une réapparition graphique répond Jean-Luc Boudartchouk. Les dessins sont cependant très précis répond notre Président, nous avons vu qu’il notait toutes les mesures. Daniel Cazes voudrait revenir sur le dessin que notre confrère a appelé « linteau » alors que le dessinateur l’avait intitulé « sarcophage ». En réaffichant l’image, il note la présence d’une frise basse et haute qui exclut en effet l’hypothèse d’un sarcophage et qui pourrait rappeler des vestiges de Thézels. Le conférencier pense également, sous réserve de vérifications, qu’il s’agit d’un relief ancien mentionné dans la littérature des XVIIIe et XIXe siècles, qui proviendrait de l’église de la Daurade. Il prévoit encore d’étudier de façon détaillée tous les dessins et les annotations des carnets de Rouméjoux et, une fois ce dépouillement achevé, de se rendre aux archives pour voir quelle est l’économie qui a présidé au rassemblement et à la reliure des feuilles. Cependant, ajoute-t-il, on peut voir d’ores et déjà que certains éléments sont insérés dans un ensemble de dessins de vestiges cadurciens, on a donc bon espoir de découvrir d’autres éléments inédits. Il sera possible également de croiser ces données avec les quelques informations issues des fouilles effectuées à Cahors et au Mont Saint-Cirq à l’époque. En outre, les antéfixes en terre cuite décorés d’une croix surmontant un visage, représentant probablement la Sainte face, tel que celui qui a été dessiné par Rouméjoux, appartiennent généralement, lorsqu’elles sont documentées, à un contexte cultuel. Cette découverte est donc particulièrement importante pour le site du Mont Saint-Cirq et conforterait les informations contenues dans le manuscrit de Copenhague de la Vie de saint Didier : le site recèlerait une église. Pierre Garrigou Grandchamp note qu’il n’y a pas que des fortifications sur ce site et demande si on peut le qualifier de proto-urbain comme ceux que Laurent Schneider a trouvé en Languedoc. Ces sites, répond Jean-Luc Boudartchouk, ont un autre contexte historique et politique, ils sont dans l’orbite du royaume wisigoth d’Espagne. Dans le cas du Mont Saint-Cirq, les constructions d’origine datent du Bas-Empire. Il y a effectivement une ville miniature, un rempart, une église ; le manuscrit de Copenhague évoque des tours et des maisons et si ce texte s’avère fiable, ce que nous croyons, nous avons sur ce site un complexe de plusieurs hectares que l’évêque Didier a agrandi et fortifié à partir d’éléments préexistants de la fin de l’Antiquité. Maurice Scellès se rappelle que le site ne fait que 100 m sur son long côté ce qui ne fait pas beaucoup. Une ville du Bas-Empire, répond notre confrère, n’a parfois guère plus que 2 ou 3 ha de surface.
Louis Peyrusse voudrait avoir des informations sur ce dessinateur. Pierre Garrigou Grandchamp répond qu’Anatole de Rouméjoux était un propriétaire terrien, il faisait partie de ces aristocrates qui vivaient chez eux, en province ; il a passé sa vie à dessiner. Il était membre de la Société française d’archéologie, il a publié dans le Bulletin Monumental des articles illustrés de ses dessins. Il est le premier à donner des descriptions des rues de Cahors et de ses maisons médiévales. Il a produit des milliers de dessins, on n’en connaît malheureusement que très peu puisqu’il n’a pas publié ceux qui n’illustraient pas ses articles, c’est-à-dire la plus grande partie. Étant périgourdin, il a d’abord dessiné la Dordogne mais également le Quercy. Jean-Luc Boudartchouk ajoute qu’il était correspondant d’Arcisse de Caumont. Daniel Cazes voudrait revenir sur l’antéfixe en terre cuite qui s’inspire, selon lui, de la sculpture provinciale romaine, si bien étudiée par Ranuccio Bianchi Bandinelli, celle qui s’échappe des canons officiels et que l’on voit apparaître aussi bien en Orient que dans le sud de l’Espagne. Selon lui, le sculpteur de la porte Miègeville de Saint-Sernin a vu ce type de sculpture romaine provinciale avec ces personnages aux joues un peu bouffies. D’après ce que j’ai pu lire, répond Jean-Luc Boudartchouk, ces visages représentent la Sainte Face. Ce qui est frappant reprend le Président c’est que la croix est bien petite par rapport aux exemples donnés en comparaison. Les antéfixes pris en exemple, répond le conférencier proviennent de la Gaule centrale et du nord, il en existe d’autres où le motif est décliné dans toutes les tailles. Si le dessin est fidèle reprend Daniel Cazes, on devine une qualité supérieure à ce que l’on peut voir à Saint-Bertrand-de-Comminges.

Le Président demande à la secrétaire adjointe de résumer notre visite de la veille des caves de la rue Tripière.

À la demande des propriétaires de ces caves, désireux d’avoir des informations et des conseils sur les locaux qu’ils occupent, quelques membres de la société se sont rendus sur les lieux. Nous avons pu constater que deux croisées d’ogives sont donc conservées en sous-sol, avec des moulures de profil simplement chanfreinés et des clés de voûte sans décor. Les retombées ne sont pas visibles puisque le sol surhaussé les recouvre. De grandes niches assez profondes s’enfoncent au nord sous la rue et la porte d’origine ouvrant au sud est conservée ; elle donne aujourd’hui sur un escalier en vis débouchant dans la cour, on peut imaginer qu’il a pris la place de l’ancien degré. Des traces indiquent qu’une troisième croisée d’ogive avait été bâtie à l’ouest, là où se trouve actuellement une petite salle couverte d’un berceau (XVIe-XVIIe siècle) ; les reprises occasionnées par sa construction apparaissent clairement. Ici donnait l’accès moderne à la cave et les murs de l’escalier montrent de multiples reprises, dont un angle de bâtiment, qui restent aujourd’hui difficiles à interpréter. Cette visite a sans doute été nécessaire pour permettre aux propriétaires de retenir les informations les plus importantes, parmi toutes celles qu’ils avaient eues par ailleurs, à savoir principalement qu’il s’agit d’une construction de la fin du Moyen Âge (XIVe siècle) et certainement pas antérieure. En outre, s’ils envisagent de creuser la cave pour retrouver le niveau d’origine, nous leur avons vivement conseillé d’entrer préalablement en contact avec le SRA.

Martine Jaoul pense avoir visité cette cave il y a une vingtaine d’années et nous indique qu’il y a certainement un dossier d’inventaire sur ces vestiges. Louis Peyrusse fait remarquer que si les deux croisées d’ogives sont bien conservées, le reste de l’édifice est en mauvais état. Pierre Garrigou Grandchamp demande s’il existe un plan de ces caves. Olivier Testard répond que les propriétaires de la cave doivent lui en transmettre un. Le Président ajoute qu’une modélisation 3D de l’immeuble, assez spectaculaire, nous a été montrée.

Louis Peyrusse donne ensuite la parole à Daniel Cazes pour une actualité de Martres.
Notre parcelle oubliée de Bonan (5120 m2) qui se trouve au nord de Martres-Tolosane, est en fait située entre le canal de Saint-Martory et l’autoroute, derrière la gravière mitoyenne du domaine de Pouze. Elle a été acquise par notre Société en 1942, achat mystérieux puisque peu de documents, sauf l’acte de vente que nous conservons dans nos archives, en témoignent. Plusieurs membres de notre société se sont intéressés à cette parcelle à ce moment-là, ils y ont fait des sondages, elle présentait donc un intérêt. Les photographies aériennes les plus récentes fournies par la Mairie donnent l’impression qu’il y a là une construction antique en forme de « L ». Sur notre parcelle se trouve l’un des corps de ce bâtiment, le reste se trouvant sur deux parcelles mitoyennes appartenant à la mairie de Martres. On peut donc penser que ces vestiges sont à l’abri. Jusqu’en 1972, le trésorier percevait un fermage sur cette parcelle. Puis la Société semble l’avoir oubliée, ainsi que le fermier de cette parcelle. Le problème à l’heure actuelle est de renouer un lien avec la personne qui exploite cette terre. Après trois mois d’enquête et avec l’aide de la municipalité de Martres, notre confrère a fini par trouver le nom de la personne qui exploite notre parcelle. Il se propose donc de lui écrire et de la rencontrer. Cette personne est propriétaire de la parcelle voisine et la Mairie de Martres l’autorise à exploiter les siennes. Il n’y a visiblement pas de cultures sur ces terres, il s’agit de prairies destinées à l’élevage de vaches, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. À l’occasion de leur future rencontre, Daniel Cazes pense lui proposer de lui laisser utiliser notre parcelle sans droit de fermage à condition qu’il ne l’utilise pas pour la culture. Louis Peyrusse fait remarquer que si la Société a acheté cette parcelle c’est qu’elle a un intérêt archéologique et il faut, selon lui, demander avec la Mairie de Martres son classement au titre des Monuments historiques.
Une deuxième information, poursuit Daniel Cazes, concerne Chiragan. Il rappelle la mise en place du sentier Garona qui va de Toulouse au Val d’Aran et qui passe au niveau de Martres Tolosane sur la rive droite de la Garonne. Or, la Mairie de Martres aimerait bien créer une sorte de boucle permettant de passer sur la rive gauche. Cette boucle longera notre site de Chiragan ainsi que le quartier de Saint-Vidian pour rejoindre la rive droite au niveau du barrage EDF. À la réunion qui a eu lieu pour ce projet, notre confrère a fait valoir les désirs de notre Société concernant l’emplacement de la passerelle que le département est obligé de construire entre l’île du Moulin et notre terrain de Chiragan. En effet, l’idée initiale était de la construire sur l’écluse. Or celle-ci, très ancienne, réutilise des matériaux antiques, notre confrère a donc demandé qu’elle soit préservée et que la passerelle soit bâtie en aval. Ce point de vue a été accepté et, au printemps, ce sentier sera mis en place. Par ailleurs, le département ne fera qu’une signalétique. La Société verra avec la Mairie de Martres s’il est possible d’installer des panneaux explicatifs pérennes sur les sites. Daniel Cazes propose de profiter de l’occasion pour faire une petite excursion sur les lieux au printemps et inaugurer ces nouvelles installations. Cela permettrait aux jeunes membres de visiter les lieux et de leur passer ainsi le flambeau.
Notre Président remercie notre confrère pour son enquête et son compte-rendu.

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